Peut-on souscrire une assurance emprunteur lorsqu’on est atteint d’un cancer des testicules ?

Partager

Il est possible de souscrire une assurance emprunteur avec un cancer des testicules, mais les démarches sont complexes et les conditions d’acceptation dépendent largement de votre situation médicale. Cette question se pose fréquemment car la plupart des banques exigent une assurance de prêt pour accorder un crédit immobilier. Or, un diagnostic de cancer constitue ce qu’on appelle un risque aggravé de santé pour les assureurs, ce qui complique considérablement l’accès à cette protection indispensable.

Le cancer des testicules présente des particularités importantes dans ce contexte. Cette maladie touche principalement des hommes jeunes, entre 20 et 40 ans, souvent en plein projet de vie et d’acquisition immobilière. Si les traitements ont considérablement progressé et que les taux de guérison sont encourageants, le parcours reste lourd sur le plan médical et émotionnel. Entre la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie, et le suivi médical rapproché, les malades font face à de nombreux défis, dont celui d’emprunter pour réaliser leurs projets.

Nous vous aidons à comprendre les options disponibles pour obtenir une assurance emprunteur malgré un cancer des testicules.

 

Cancer des testicules et assurance emprunteur : un risque aggravé de santé

Pourquoi les assureurs considèrent un cancer comme un risque aggravé

Dans le secteur de l’assurance de prêt, la notion de risque aggravé désigne une situation où la probabilité de sinistre est statistiquement plus élevée que la moyenne. Concrètement, les assureurs estiment qu’une personne atteinte d’un cancer présente une probabilité plus forte d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès pendant la durée du prêt immobilier, qui s’étend généralement sur 15 à 25 ans.

Cette évaluation repose sur des données actuarielles et des statistiques médicales. Pour les assureurs, le risque ne se limite pas à la maladie elle-même, mais englobe aussi ses conséquences : traitements prolongés, rechutes possibles, séquelles à long terme. C’est pourquoi ils procèdent à une évaluation médicale systématique dès lors que l’emprunteur ne rentre pas dans le cadre de la loi Lemoine, qui dispense de questionnaire de santé sous certaines conditions.

Particularités du cancer des testicules dans l’analyse de risque

Le cancer des testicules présente un profil médical particulier qui influence l’évaluation des assureurs. D’un côté, cette pathologie affiche des taux de guérison parmi les plus élevés des cancers, notamment lorsqu’elle est détectée à un stade précoce. De l’autre, les traitements restent lourds et nécessitent un suivi médical rapproché pendant plusieurs années.

Pour évaluer le risque, les assureurs prennent en compte plusieurs critères déterminants :

  • le stade du cancer au moment du diagnostic,
  • le type de traitement mis en œuvre (orchidectomie seule, chimiothérapie, radiothérapie),
  • la réponse aux traitements,
  • le délai écoulé depuis le diagnostic.

Un cancer découvert il y a quelques semaines ne sera pas analysé de la même manière qu’une rémission complète obtenue il y a cinq ans.

L’âge du patient joue également un rôle important. Le cancer des testicules touchant principalement des hommes jeunes, les assureurs doivent évaluer le risque sur une durée de prêt potentiellement très longue, ce qui peut influencer leur décision.

Impact sur les garanties d’assurance

Les quatre garanties principales d’une assurance de prêt sont : le décès, la PTIA (Perte Totale et Irréversible d’Autonomie), l’IPT (Invalidité Permanente Totale) et l’ITT (Incapacité Temporaire de Travail).

Dans le cas d’un cancer des testicules en cours de traitement, la probabilité est élevée que l’assureur exclue temporairement ou totalement les garanties liées à l’incapacité et à l’invalidité. Tant que le traitement est actif, de nombreux assureurs considèrent que le risque d’arrêt de travail est trop important pour être couvert. Certains acceptent uniquement la garantie décès, laissant l’emprunteur sans protection en cas d’incapacité à travailler.

Dans les situations les plus complexes, certains assureurs refusent totalement la couverture pendant la phase active de la maladie. Ce refus d’assurance peut bloquer complètement l’accès au crédit immobilier, les banques exigeant généralement une couverture minimale pour débloquer les fonds.

Faire un devis en ligne et économisez jusqu'à 15 000 € sans efforts !

Souscrire une assurance emprunteur pendant un cancer en cours : est-ce possible ?

Le rôle du questionnaire de santé

Le questionnaire de santé permet l’évaluation du risque en assurance de prêt. Depuis la loi Lemoine de 2022, les emprunteurs sont dispensés de questionnaire de santé si leur prêt est inférieur à 200 000 euros (par personne) et se termine avant leurs 60 ans. En dehors de ces conditions, le questionnaire reste obligatoire.

Si vous devez remplir ce questionnaire, l’obligation de déclaration est absolue : tout cancer en cours doit être mentionné, sous peine de sanctions graves. Les conséquences d’une omission ou d’une fausse déclaration peuvent être dramatiques. En cas de sinistre, l’assureur peut invoquer la nullité du contrat, refuser toute indemnisation et rendre le capital restant dû immédiatement exigible par la banque.

Pour un emprunteur souffrant d’un cancer des testicules, cette déclaration déclenche automatiquement une procédure d’examen médical approfondi. L’assureur peut demander des documents complémentaires : compte-rendu d’hospitalisation, résultats d’analyses, protocole de soins, attestation du médecin traitant ou de l’oncologue.

Décision médicale de l’assureur

Après examen de votre dossier médical, l’assureur peut prendre plusieurs décisions :

  • Le refus pur et simple est fréquent pendant la phase active de la maladie.
  • L’ajournement, qui reporte la décision de 6 à 12 mois, permet à l’assureur d’attendre une évolution favorable de votre état de santé.
  • Enfin, une proposition avec majoration des garanties incapacité et invalidité peut être formulée.

Il est important de noter qu’en phase de traitement actif, vous n’avez pas accès à la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), ni au droit à l’oubli qui permet, sous conditions, de ne pas déclarer un ancien cancer. Ces dispositifs ne s’appliquent qu’après la fin des traitements et un délai de rémission de 5 ans sans rechute pour un cancer des testicules.

 

Quelles alternatives en cas de refus d’assurance ?

Négocier avec la banque

Face à un refus d’assurance emprunteur, la négociation avec votre banque constitue la première alternative à explorer. Contrairement à une idée reçue, la loi n’impose pas systématiquement une assurance emprunteur pour obtenir un prêt immobilier. Les banques l’exigent pour se protéger, mais elles peuvent accepter d’autres formes de garanties :

  • Le nantissement d’un contrat d’assurance-vie ou d’un portefeuille de valeurs mobilières représente une garantie solide pour la banque. En cas de défaillance de l’emprunteur, l’établissement peut se rembourser sur ces actifs.
  • L’hypothèque, bien que plus contraignante, offre également une sécurité suffisante pour certains établissements bancaires.
  • La caution solidaire d’un proche en bonne santé financière et médicale peut aussi débloquer la situation.
  • Enfin, la solution du co-emprunteur en meilleure santé, assuré à 100% sur sa tête, permet parfois d’obtenir le crédit. Cette option nécessite que le co-emprunteur ait des revenus suffisants pour supporter l’intégralité de la charge du prêt en cas de problème.

Recourir à un courtier spécialisé

Un courtier spécialisé apporte une expertise précieuse dans les situations médicales complexes. Son rôle ne se limite pas à comparer les offres : il analyse en profondeur votre dossier médical et vous oriente vers les partenaires assureurs les plus ouverts aux profils comme le vôtre.

Reporter le projet

Dans certaines situations, reporter votre projet immobilier de quelques mois peut s’avérer la solution la plus pragmatique. Ce délai permet d’obtenir une stabilité médicale suffisante pour être réévalué par les assureurs dans de meilleures conditions. Une fois les traitements terminés et après une période de surveillance sans récidive, vos chances d’obtenir une assurance augmentent significativement.

Le report peut sembler frustrant, mais il évite de multiplier les refus qui restent enregistrés dans votre historique assurantiel et peuvent compliquer vos démarches futures.

 

Le rôle de UTWIN : un accompagnement humain et expert

Face aux défis que représente l’assurance emprunteur lorsqu’on est atteint d’un cancer des testicules, UTWIN se positionne comme un partenaire expert et engagé. En tant que courtier grossiste spécialiste des risques aggravés, UTWIN propose des solutions individualisées adaptées aux situations médicales complexes.

L’accompagnement commence dès la constitution du dossier. Les équipes UTWIN guident les emprunteurs dans la collecte des documents médicaux, la rédaction des déclarations de santé et la préparation des dossiers de demande. Cette phase préparatoire est cruciale pour optimiser les chances d’acceptation.

La recherche d’alternatives constitue le cœur du métier de UTWIN grâce à son réseau de partenaires assureurs et à une connaissance approfondie du marché.

Le suivi du dossier jusqu’à la validation bancaire garantit une prise en charge complète. UTWIN assure le lien entre vous, les assureurs, la banque et les médecins-conseils. Cette coordination évite les pertes de temps, les incompréhensions et les blocages administratifs.

Au-delà de l’expertise technique, UTWIN s’engage pour une assurance plus équitable et transparente. UTWIN défend une vision où la maladie ne doit pas constituer un obstacle insurmontable à la réalisation des projets de vie. Cette philosophie se traduit par un accompagnement humain, à l’écoute des difficultés spécifiques de chaque emprunteur.

 

En résumé

Souscrire une assurance emprunteur pendant un cancer des testicules représente un parcours semé d’embûches, mais loin d’être impossible. Si les assureurs considèrent cette pathologie comme un risque aggravé, des solutions existent pour accéder au crédit immobilier, même pendant la phase de traitement.

La clé du succès réside dans plusieurs facteurs : une préparation méticuleuse de votre dossier médical, une transparence totale sur votre état de santé, et surtout un accompagnement par des professionnels spécialisés. Les courtiers experts en risques aggravés, comme UTWIN, possèdent les compétences et le réseau nécessaires pour trouver des alternatives aux refus.

N’oubliez pas que votre situation médicale évolue dans le temps. Un refus aujourd’hui ne signifie pas un refus définitif. Avec la fin des traitements et l’entrée en rémission, vos conditions d’assurance s’amélioreront progressivement. Les dispositifs comme la convention AERAS et le droit à l’oubli vous offriront également des protections supplémentaires.

 

FAQ

Peut-on être assuré pendant un traitement pour un cancer des testicules ?
C’est possible mais tout dépend du stade de votre cancer. Tant que le traitement est en cours, la plupart des assureurs refusent ou ajournent la demande. Certains peuvent toutefois proposer une couverture partielle, limitée à la garantie décès. Après la fin du protocole thérapeutique et une période de suivi sans rechute, le dossier peut être réexaminé.

 

Que prévoit la convention AERAS pour les anciens patients atteints d’un cancer des testicules ?
La convention AERAS permet, sous certaines conditions, d’obtenir une assurance malgré un risque aggravé de santé. Pour le cancer des testicules, le droit à l’oubli s’applique 5 ans après la fin du traitement, sans rechute. Passé ce délai, vous n’êtes plus tenu de déclarer votre ancien cancer dans le questionnaire de santé.

 

Que faire en cas de refus d’assurance emprunteur ?
Plusieurs options existent : négocier une autre garantie avec la banque (nantissement, caution, co-emprunteur), faire appel à un courtier spécialisé comme UTWIN pour identifier des partenaires ouverts aux profils médicaux complexes, ou reporter temporairement le projet le temps d’obtenir une stabilisation médicale.

Faire un devis en ligne et économisez jusqu'à 15 000 € sans efforts !
Economisez jusqu'à 15 000 € sans efforts !